PENSÉES ET PROVERBES DU PUISSANT

Quelque soit votre bonne volonté et vos efforts, les êtres humains sur cette terre ne seront jamais égaux. Seuls ceux qui auront des pouvoirs et des énergies spirituels astrologiques et métaphysiques domineront les plus faibles jusqu’à la fin de nos jours. 
Ceux qui pensent qu'un jour leur Dieu descendra pour les emmener au paradis font une grosse erreur car le vrai Dieu, c’est vous, c’est votre famille et vos affaires. Depuis des lustres il est dit que « Dieu descendra un jour pour nous ramener au ciel ». Après notre mort, l’on continuera de dire à nos futurs petits enfants que Dieu viendra les chercher. En attendannt sa prétendue arrivée, acceptez les énergies astrologiques dans votre vie afin de donner de la puissance à votre corps pour le vrai paradis ici sur terre. 
La spiritualité notamment l’astrologie est large, profonde et infinie. Si vous souhaitez posséder des pouvoirs spirituels spéciaux de très grandes intensités afin de dominer vos semblables ici bas, que la patience, la tolérance et le respect d’autrui soit votre train-train quotidien et surtout l'humilité car comme le dit le dicton « l’humilité précède la gloire ». 
D'après le Puissant et Grand Maître DJOGBANNA, Astrologue médium, Docteur en métaphysique et Mage pour toute l'Afrique. Il est aussi conseiller et guide spirituel de plusieurs Chefs d'Etats, Chefs de Gouvernement et hommes ou femmes d'Affaires.

 

CONTACT

Tél Whatsapp: 00229 984 44 378

Email: maitre.djogbanna@gmail.com

Site Web: 

http://www.maitre-marabout-djogbanna.com

 

LA TRAGEDIE GRECQUE MAITRE MARABOUT DJOGBANNA

PHOTO_Orestie_©GuidoMencari_02_spectacle

 Ce texte fait suite aux articles sur DEMASQUER LE MASQUE et en particulier sur celui traitant de l'espace et de la fonction du masque.

Le titre est une référence à la formule de P.CLAUDEL : « Dans le drame, quelque chose arrive ; dans la tragédie quelqu'un arrive ! »

Dans SOLEI HOPI, Don C. Talayesva, du Clan du Coleil, jeune indien à la fois éduqué à l'école des blancs, au christianisme et revenu pourtant à sa culture traditionnelle par souci d'identité ,raconte, comment enfant il vécut l'irruption menaçante des Katchinas, esprit des morts qui président à l'initiation et qu'il prit pour des divinités. Plus tard il comprit que ces cérémonies étaient des fictions quand son père et son oncle lui montrèrent les masques. Dans l'esprit du jeune indien, cependant le choix ne se fit pas. Il devint plus tard Katchina et combina possession rituelle et jeu théâtral sans jamais voir une opposition entre les deux. Il évolua ainsi dans espace intermédiaire entre le rite et le théâtre. il était, à intervalles rituels, convoqué sur la place par le «héraut» pour répéter les chants et les danses en vue des « représentations » ; habile à effrayer et à faire rire, il était aussi soucieux d'accomplir dans la pureté et selon les règles ses «devoirs rituels» Les anciens le félicitaient même pour avoir évité la famine grâce à l'habilite de son jeu scénique. Nous sommes ici proches de ce que devait ou doivent encore ressentir le protagoniste masqué et le spectateur de la tragédie grecque ou encore l'acteur du Nô toujours possédé par son masque.

Kachinas-Boelter-947x1024

 « Toute la journée, des Katcina en costumes variés se sont promenés dans le village ; beaucoup nous distribuaient des cadeaux. Cette nuit-là, tout le monde est allé voir danser les Katcina dans les kiva. J'ai accompagné ma mère à la kiva Mongwi où on s'est assis sur la partie surélevée pour regarder. Quand les Katcina sont entrés dans la kiva sans masques, j'ai eu un grand choc : ce n'étaient pas des esprits, mais des êtres humains. Je les reconnaissais presque tous et je me sentais bien malheureux, puisque toute ma vie on m'avait dit que les Katcina étaient des dieux ; j'étais surtout choqué et furieux de voir tous mes oncles, pères et frères de clan, danser en Katcina, mais c'était pire encore de voir mon propre père : chaque fois qu'il me regardait, je détournais la figure.

Quand les danses furent terminées, le Chef nous dit avec une expression sévère que nous savions maintenant ce qu'étaient les Katcina en réalité et que si nous en parlions à des enfants non-initiés, on nous donnerait une volée encore pire que celle de la veille. « II y a longtemps », nous dit-il, « on a fouetté un enfant jusqu'à la mort pour avoir révélé le secret. » J'étais sûr que je ne le ferais jamais….

Hopi_snake_dance_arizona_ca1910

 Mes pères et mes oncles me montrèrent les masques ancestraux, en m'expliquant qu'autrefois les vrais Katcina étaient venus régulièrement à Oraibi danser sur la plaza ; ils m'expliquèrent que, puisque les gens étaient devenus si méchants, puisqu'il y avait maintenant tant de Deux-Cœurs au monde, les Katcina avaient cessé de venir en personne, mais envoyaient leurs esprits habiter les masques les jours de danse. Ils me firent voir comment on nourrissait les masques en leur mettant la nourriture dans la bouche et m'enseignèrent à les respecter et à leur adresser des prières.

On avait décidé de faire une danse de Katcina le samedi soir. Pendant la répétition, parce que j'étais grand, on m'a demandé de mettre le costume de Katcina géant et de faire peur aux enfants. J'ai hésité, sous prétexte que je n'étais pas de Moenkopi, puis j'ai fini par accepter. Pendant les nuits de répétition, je n'ai pas fait l'amour, parce que je voulais garder ma bonne réputation et ne pas faire courir le bruit que Talayesva couchait avec les filles quand la danse était en répétition. J'ai demandé à mon frère rituel Tewa-nietewa de me peindre un masque de Katcina Géant. Un matin, je suis allé à la maison de Frank Siemptewa le gouverneur; j'ai choisi un masque, je l'ai enveloppé dans mon manteau et je l'ai porté à la kiva avant d'aller travailler. Le soir, quand je suis entré dans la kiva, ils ont tous ri : « Voici venir Talayesva le Géant. » Mon masque était prêt, une tête massive aux cheveux longs et noirs, de grands yeux jaunes, un long bec, la bouche rouge et des dents comme des scies. Je l'ai regardé et j'ai dit : « Mon ami le Géant a l'air d'avoir faim. » « Oui », répondit le Chef de la danse, « je m'en vais le nourrir. » II lui a mis de la nourriture dans la bouche et lui a barbouillé les lèvres de miel. J'ai fumé, rassemblé mon équipement de danse et me suis préparé à répéter. Talasvuyaoma, le Chef de Guerre du Soyal, m'a enseigné comment je devais me conduire en Géant Katcina..

Snakedance-1

 Ainsi, nous pensions nous transformer en véritables Katcina, comme ceux qui visitaient le village autrefois et aidaient les gens. Puis, nous avons fait des bruits katcina pour prévenir les gens de notre arrivée ; nous sommes allés vers la kiva, derrière le chef qui agitait ses hochets. On a décrit un cercle quatre fois autour de la kiva, puis le chef a crié par l'ouverture : « Nous sommes venus vous divertir, devons-nous entrer? » Le Père des Katcina répondit : « Entrez. » Les Katcina sont entrés en faisant toutes sortes de bruits. Debout à l'entrée, j'ai jeté un coup d'œil à l'intérieur et j'aidit sévèrement : « Je vois que vous avez de méchants enfants là-dedans. » Le Chef qui avait préparé la danse répondit : « Géant Katcina, nous ne t'attendions pas. Nous voulons garder nos enfants, quoiqu'il y en ait de très méchants. » « J'ai un rapport sur leurs mauvaises manières ; je vois bien qu'ils sont très gras et je suis venu les chercher pour nous en régaler. » « Je vous en prie, laissez-nous nos enfants », plaidait le chef, « ils seront plus sages quand ils seront grands. » Je discutai hardiment : « On m'a demandé de venir ici ce soir, et maintenant vous devez me laisser entrer. » Dégringolant l'échelle, j'ai fait un bruit de crécelle et j'ai grogné pour faire peur aux enfants, qui pleuraient et se cachaient sous les couvertures de leurs mères.

Le chef m'a prié d'attendre jusqu'à la fin de la danse. Le Père des katcina a saupoudré les danseurs de farine, puis il leur a donné le signal de commencer. J'ai dansé aussi, à grands pas ; tout en regardant dans les coins, je sautais dans un sens puis dans l'autre, je rejetais mes longs cheveux en arrière, je bondissais en avant pour dévisager tout enfant qui oserait passer le bout du nez sous la couverture de sa mère. »

Hopi-Katsinam

 Dans les rituels Le masque est un médiateur, avons-nous dit  dans les articles précédents: il opère dans la zone frontière entre l'espace sauvage et l'espace ordonné et « civilisé » entre l'enfance et l'Age d'homme (initiation) entre la vie et la mort (rites funéraires). Que ce soit dans les rituels des sociétés traditionnelles, dans la tragédie grecque, le Nô japonais ou le Topeng de Java, chaque fois qu'apparait un être masqué, se présente ainsi l'Autre, un double, un fantôme,un dieu ,un démon, un ancêtre ou un esprit de l'au-delà,. Ainsi chez les Mosse du Burkina Faso, lors des funérailles, surgit le « masque noir », nommé ainsi par la couleur du costume en fibres qui le recouvre totalement : sa venue doit permettre à l'âme du défunt de rompre ses liens avec le monde des vivants et de rejoindre ses ancêtres.

274e67436343cad9e177dafb16981c65

 

CONTACT 

Tél Whatsapp: 00229 984 44 378

Email: maitre.djogbanna@gmail.com

Site Web: 

http://www.maitre-marabout-djogbanna.com